Aller au contenu
Décrivez vos exigences, un professionnel de la mécanique de précision reprend la demande. contact@mecaniques-precisions.fr
mécaniques précisionssous-traitance et tolérances Écrire mon cahier des charges
Document technique annoté au crayon, exigences soulignées, posé près d'une pièce de référence

Écrire la demande · France

Cahier des charges : dire une fois ce qu’on attend

La plupart des allers-retours entre un donneur d’ordres et un atelier ne portent pas sur le prix : ils portent sur ce qui manquait pour le calculer. Huit rubriques suffisent à l’éviter. Vous pouvez les renseigner ci-dessous, ou simplement décrire votre situation : ce qui manquera vous sera nommé.

Voir les huit rubriques

Écrire votre cahier des charges

Rien n’est obligatoire au-delà de votre e-mail. Ce que vous laissez de côté vous sera demandé, c’est justement l’intérêt de commencer.

Vos coordonnées et vos documents ne sont transmis qu’au professionnel qui reprend la demande.

Les rubriques

Huit lignes qui évitent des semaines d’allers-retours

Un cahier des charges de sous-traitance n’a pas besoin d’être un document formel. Huit lignes dans un message suffisent, à condition que ce soient les bonnes. Les voici dans l’ordre où un atelier les cherche.

Les huit rubriques d’une demande de sous-traitance en mécanique de précision. Les exigences citées s’écrivent avec les normes de dessin (ISO 2768-1, NF EN ISO 1101, NF EN ISO 286-1, ISO 21920-2).
RubriqueCe qu’on attendCe qui arrive si elle manque
La pièce et sa fonctionCe que la pièce fait dans l’ensemble : ce qu’elle guide, relie, retient ou transmetL’atelier traite toutes les cotes comme critiques, faute de savoir lesquelles le sont
Le document de référenceLe plan, avec son indice et sa date, ou l’indication qu’il n’existe pas encoreLe risque de travailler sur une version périmée, qui est la première cause de litige
Les cotes fonctionnellesCelles qui décident d’un contact, d’un jeu ou d’une position, et rien d’autreTout est serré par précaution, et le prix monte sans que la pièce soit meilleure
La tolérance généraleLa classe retenue pour toutes les cotes sans indication individuelleChacun suppose une classe différente, et l’écart se découvre au contrôle
L’état de surfaceLe paramètre demandé et la norme qui le définit, là où la surface a une fonctionUne pièce refusée alors qu’elle est aux cotes, sur un critère jamais écrit
La matièreSa désignation normalisée, ou à défaut l’usage et l’environnement de la pièceUne nuance choisie par quelqu’un qui ne connaît pas l’usage de la pièce
La quantité et sa récurrenceCombien, et s’il s’agit d’un lot unique ou d’un besoin qui revientUne organisation de production inadaptée, et un prix unitaire sans rapport avec votre besoin réel
Le niveau de preuveCe qui doit être contrôlé, sur quelle proportion, et ce qui est livré comme documentAucune preuve le jour d’un désaccord, et une discussion sans arbitre

Les oublis

Trois choses qu’on ne pense jamais à écrire

Les huit rubriques couvrent la demande. Ces trois points, eux, ne viennent presque jamais spontanément, et ce sont ceux qui reviennent le plus souvent en cours de route.

Le secteur de destination

Une pièce destinée à l’aéronautique ou au dispositif médical entre dans une chaîne qui impose son propre système qualité (NF EN 9100, NF EN ISO 13485). Le dire au départ évite de refaire la consultation.

Ce qui se passe après l’usinage

Un traitement thermique ou de surface prévu ensuite change le choix de la matière et parfois les cotes à usiner. C’est une information de conception, pas une étape administrative.

La périodicité des modifications

Si vos plans évoluent souvent, le dire change la façon dont l’atelier organise ses lancements. C’est plus utile qu’un volume annuel approximatif.

Ces trois points sont détaillés dans les dossiers aéronautique, dispositifs médicaux et ce qui se décide après l’usinage.

Ces trois points vous concernent ?

Ce que ce n’est pas

Un cahier des charges n’est pas une demande de prix

La distinction mérite d’être posée, parce qu’elle change ce qu’on écrit. Une demande de prix part d’une définition déjà arrêtée et demande combien elle coûte. Un cahier des charges, lui, établit la définition : il dit ce que la pièce doit faire et ce qui sera vérifié.

L’ordre compte. Une demande de prix sur une définition incomplète produit un chiffre qui ne tiendra pas, parce qu’il repose sur des hypothèses que personne n’a validées. C’est la raison pour laquelle ce site ne propose pas de demande de devis : ce qui manque, ce n’est presque jamais le prix, c’est l’exigence.

Une fois la définition posée, les questions à poser à l’atelier sont celles de la page entreprise d’usinage et de la grille de visite d’atelier.

Votre définition est posée et vous voulez la confronter ?

Vos documents

Ce qui ne passe pas par ce site

Une précision qui compte pour un bureau d’études : le formulaire de ce site n’accepte aucune pièce jointe. Aucun plan, aucun fichier de conception, aucune photo ne transite par lui. Ce que vous écrivez est du texte, et rien d’autre.

L’échange de documents techniques a lieu ensuite, directement avec le professionnel qui a repris votre demande. C’est à ce moment, et avec lui, que se posent les questions d’accord de confidentialité, d’usage limité à l’étude, de restitution des fichiers et d’interdiction de les transmettre en cascade.

Ce site ne contrôle pas la conduite du destinataire et ne promet donc rien à sa place. Ce qu’il peut dire, et qui est exact : vos coordonnées et votre description ne sont transmises qu’au professionnel qui reprend la demande.

Après votre demande

Ce qui se passe après votre demande

Votre demande part telle quelle

Ce que vous avez écrit est transmis à un professionnel de la mécanique de précision, sans reformulation et sans diffusion ailleurs.

Un seul interlocuteur répond

Il reprend la demande par écrit, à l’adresse que vous avez indiquée. Aucun numéro n’est affiché sur ce site.

Les exigences manquantes sont nommées

S’il manque une cote fonctionnelle, un état de surface ou un niveau de contrôle pour se prononcer, la réponse le dit avant de parler de faisabilité.

Les documents s’échangent ensuite

Plan coté, cahier des charges, pièce de référence : l’échange se fait directement avec le professionnel, une fois le contact établi.

Ce sur quoi cette page s’appuie

Cette page renvoie à l’ensemble des normes qu’une demande de sous-traitance peut avoir à citer, selon la fonction de la pièce et son secteur de destination. Elles servent à formuler une exigence sans ambiguïté ; aucune de leurs valeurs n’est reproduite ici, et aucune certification n’est revendiquée.

  • ISO 2768-1 : tolérances générales pour les dimensions linéaires et angulaires sans tolérance individuelle.
  • ISO 2768-2 : tolérances géométriques générales, classes H, K et L.
  • NF EN ISO 1101 : tolérances géométriques de forme, d’orientation, de position et de battement.
  • NF EN ISO 286-1 : système de codification ISO des tolérances sur les tailles linéaires, bases des tolérances, écarts et ajustements.
  • ISO 21920-2 : état de surface par la méthode du profil, termes, définitions et paramètres.
  • NF EN 9100 : exigences de système de management de la qualité pour les organismes de l’aéronautique, l’espace et la défense.
  • NF EN ISO 13485 : systèmes de management de la qualité des dispositifs médicaux, exigences à des fins réglementaires.

Ces normes ne sont pas en accès libre : elles sont citées par leur référence, sans lien. Vérifiées en septembre 2026. Aucune de leurs valeurs n’est reproduite ici.

Questions fréquentes

Les questions : réponses courtes

Faut-il un plan pour faire une demande ?

Non pour commencer. Un plan permet d’aller plus loin, mais une description de la fonction, de l’encombrement et de la quantité suffit à savoir si votre demande est dans le bon périmètre. Ce qui manquera vous sera nommé.

Quelle est la différence avec une demande de devis ?

Une demande de devis part d’une définition arrêtée et demande un prix. Un cahier des charges établit la définition : ce que la pièce doit faire, et ce qui sera vérifié. Un prix calculé sur une définition incomplète ne tient pas.

Que mettre si je ne connais pas la tolérance à demander ?

Décrivez la fonction plutôt que de deviner un chiffre. Les cotes qui décident d’un contact ou d’un jeu se traitent au cas par cas ; les autres relèvent de la tolérance générale déclarée d’un mot sur le plan (ISO 2768-1, ISO 2768-2).

Puis-je joindre mon plan au formulaire ?

Non, et c’est volontaire : le formulaire n’accepte que du texte. Aucun document technique ne transite par ce site. L’échange de fichiers se fait ensuite, directement avec le professionnel, avec les précautions de confidentialité que vous jugez nécessaires.

Dois-je indiquer le secteur de destination de la pièce ?

Oui, dès qu’il est connu. Une pièce destinée à une chaîne aéronautique ou médicale relève d’exigences de système qualité propres (NF EN 9100, NF EN ISO 13485) : le signaler au départ évite de reprendre la consultation depuis le début.

Combien coûte cette demande ?

Rien. Ce site est un service d’information et de mise en relation : il n’exécute aucune prestation, ne vend aucune pièce et n’affiche aucun prix. Votre demande est reprise par écrit par un professionnel.

Mis à jour le 12 septembre 2026. Normes vérifiées en septembre 2026.

Décrire ma demande